Courir encore, toujours. Le running donne du rythme à mon train de vie, je suis dépendante de cette dynamique, j’ai besoin de cet échappatoire, j’ai besoin de me vider l’esprit.
Je ne cours sérieusement que depuis 7 ans. J’étais auparavant plutôt attirée par le fitness. D’abord pratiquée par obligation, la course à pied m’a immédiatement révélé son atout maître : le défoulement.
Le plaisir était au rendez-vous à chaque footing. Des moniteurs de sports m’ont alors incité à m’entrainer plus sérieusement et à rejoindre une équipe de cross. J’étais conquise, je ne l’ai jamais regretté.
Il y a un an, mon bilan s’élevait à plusieurs cross, 10 kms et semi-marathons. J’étais alors à des lieux de m’imaginer participer à des épreuves telles de que les 68 kilomètres de la Saintélyon ou les 50 kilomètres de l’Ecotrail de Paris. L’idée de courir dans la nature m’attirait beaucoup, le bitume avait fait son temps. Le trail m’attirait irrémédiablement, restait à trouver une occasion. L’occasion est venue avec la Saintélyon… un pas de géant dans mon modeste parcours.

La Saintélyon, une course magique, l’Ecotrail de Paris, un parcours fabuleux de Versailles à la Tour Eiffel. Les distances sont relativement longues, mais étrangement, on doit en permanence réfreiner ce désir d’aller toujours plus vite. C’est finalement quand on court seul, ce que j’ai pu expérimenter sur l’Ecotrail, qu’on ressent le plus ce subtil mélange entre le besoin de se surpasser et la douleur physique bien réelle.
Dans les derniers kilomètres, quand la course ne procure plus que de la souffrance, l’entraide omniprésente entre coureurs se renforce. Pour ma part, j’ai puisé beaucoup d’assurance dans ces échanges de fin de parcours. Les gens en sont tous au même point, ils ont mal et cherchent tout ce qui pourrait leur redonner un peu d’énergie, la moindre once de motivation qui les empêchera de marcher et les poussera petit à petit vers la ligne d’arrivée.

Ces deux épreuves, je les ai terminés avec des coureurs épuisés, physiquement au bout du rouleau, mais plus souriant que jamais, envoutés par l’euphorie de cet instant tant attendu.
By Katy.S for irun4you.com Merci beaucoup pour ce superbe texte.
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