arrivée la veille avec mon lit de camp dans le coffre pour hébergement mis gracieusement a disposition par l’organisation.
Les 100 bornards (l’épreuve d’origine est le 100km de Vendée depuis presque 25 ans, le marathon n’ayant que 8 ans d’age) étaient deja tous couches, leur depart etant a 5h contre 7h pour le mien. Certains dorment a la belle etoile (et c’est vrai que c’etait tentant).
Ambiance tres bon enfant.
Lever a 4h du mat’ pour prendre le petit dej (pas terrible, faut bien reconnaitre) et puis retour au dortoir pour gagner une petite heure de sommeil.
Et c’est parti, 6h, faut y aller.
Je me prepare tranquillement, le temps est ideal (un peu couvert, mais pas menacant, pas trop chaud).
Peu de participants : 140 au marathon, un peu plus pour les 100km et comme toujours dans ces courses, des rires et des encouragements avant le depart.
Mon objectif : 3h15
La course consiste en trois tours : une boucle de ~8km suivi de deux boucles de ~16.
Qq centaines de metres apres le depart, j’entends deux gars discuter de leurs objectifs : l’un d’eux vise 3h-3h05.
Je decide de le suivre sur le premier semi, sachant pertinemment que de toutes facons, le deuxieme sera douloureux. Sa cadence est trop elevee, je le lache au moment ou l’on rattrape un autre coureur, Pascal, qui va bien m’aider sur les 20 prochains kms.
Il vise le 3h egalement.
On se relaie jusqu’au 26eme km et je me sens bien (on passe le semi en 1h30 pile). On rattrappe d’ailleurs le premier. Dans la tete (comme lors de mon premier marathon), je commence a me voir en dessous des 3h15 voire 3h10… bon allez, j’avoue, pourquoi pas 3h05.
Oui mais voila, mes jambes en décident autrement et viennent me rappeler a la dure réalité : le marathon, c’est long !
Pascal part devant… disons plus justement que je reste en arriere, sa cadence a lui n’a pas bouge. Et les kms se suivent et se rallongent (si, si).
Les inscriptions au sol concernant le 100km (6 boucles de 16km) sont trompeuses, on ne sait plus trop ou on en est (ah bon, 35km, je l’ai pas deja depasse ?). Et la, je regrette de ne pas avoir de montre running avec GPS. J’ai l’impression de toujours courrir a 11-12km/h…
Amere deception : un rapide calcul me montre que je suis bien en deca.
Pour preuve :
Je passe les 40kms avec encore une minute d’avance (3h04) sur l’objectif 3h15 pour finir en… 3h18 soit environ 7 min du km.Le soleil commencait a taper plus fort et il etait temps que ca s’arrete (courageux, ces 100 bornards !). Je finis creve, sans atteindre mon objectif mais content quand meme.
Je passe par la case massage et podologue… le bonheur (mais faut que je change mes chaussures !).
Je mets qq minutes a me remettre mais je me sens mieux qu’a la fin de mon premier marathon (tout comme pendant la course) et les courbatures dureront nettement moins longtemps.
Par ailleurs, je n’ai pas eu de probleme de ravitaillement ou de digestion. Y a donc des choses qui ont progresse (meme si le temps est moins bon) !
Conclusion :
Une envie de repartir pour un prochain et viser un 3h10 que je ne sens pas hors de portee (enfin, facile a dire les fesses calees dans mon fauteuil, et apres avoir souffert pour un 3h18)
Il restera a savoir si j’adopte la meme tactique ou si je tente un « tout a 13km/h » (pas sur d’y gagner, ni de faire la difference entre les deux allures)
Bertrand

